mardi 26 janvier 2010

Baisse de 6 % des importations européennes textile-habillement des 11 premiers mois de 2009

L'analyse des statistiques d'Eurostat concernant le commerce extérieur des 27 états-membres de l'U.E à fin novembre 2009 fait ressortir une baisse des importations européennes de textile-habillement de 6,0 %, dont -15,3 % en textile et - 1,7 % en habillement.
On observe notamment un coût d'arrêt aux importations venant de Chine (+ 0,1 %) et un important recul des fournisseurs méditerranéens:

  • Turquie: - 13,4 % dont - 16,6 % en textile et - 12,0 % en habillement

  • Tunisie: - 12,3 % dont - 8,6 % en textile et - 12,6 % en habillement
  • Maroc: - 16,3 % dont - 16,9 % en textile et - 16,2 % en habillement
  • Egypte: - 12,2 % dont - 11,2 % en textile et - 12,8 % en habillement
                  Importations européennes textile-habillement à fin novembre 2009

En habillement, le Bangladesh (+ 10,0 %), l'Inde (+5,8 %) et le Sri Lanka (+ 5,6 %) sont, avec la Chine (+2,5 %), les seuls fournisseurs importants qui enregistrent une progression de leurs ventes vers l'Europe.
On notera que la part de la Chine dans les importations européennes d'habillement atteignait 44,8 % à fin novembre 2009 !

Les autres grands fournisseurs asiatiques reculent, tels que le Vietnam, la Thaïlande, le Pakistan, l'Indonésie, Hong Kong, le Japon ou Taïwan.






Baisse de 2,1 % des achats d'habillement en France en 2009 !

En 2009, les Français ont dépensé 47,9 milliards d'euros pour leurs achats de vêtements et de chaussures, soit 1,1 milliard d'euros de moins qu'en 2008 (-2,1 %).
Ce recul est moins prononcé que ne le laissaient craindre les prévisions faites en début d'année, qui tablaient sur une baisse de 4 %.
Côté positif, on remarque également que les achats des Français sont à nouveau bien orientés depuis le mois de septembre 2009, après un grand creux en août et malgré un mois de novembre morose. En effet, les dépenses ont augmenté de 2,6 % au quatrième trimestre après une baisse de - 2,2 % au troisième trimestre.


Le vrai problème est que la baisse de 2009 succède à celle de 1,6 % en 2008, année durant laquelle les consommateurs avaient déjà réduit leurs achats d'un milliard d'euros. En réalité, crise ou pas, il est clair que les Français, comme du reste les consommateurs de tous les pays développés, consacrent une part relative de plus en plus faible de leur budget aux dépenses d'habillement.
Et lorsque la crise est là, cela se traduit comme en 2008 et en 2009, par une baisse en valeur absolue et non plus seulement relative.

Autre signe de la morosité du marché, les prix sont quasiment stables: + 0,9 % en 2009 pour l'habillement dont + 0,7 % pour les vêtements et + 1,3 % pour les chaussures (y compris les réparations)


lundi 25 janvier 2010

Commerce mondial textile-habillement: hégémonie de la Chine !

En 2008, le commerce mondial textile-habillement s'est élevé à 612 milliards de dollars, y compris les échanges intra-CEE (141 milliards de dollars) et les réexportations par Hong-Kong de produits chinois (37,2 milliards de dollars).

L'analyse de ces chiffres récemment publiés par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) confirme la position hégémonique de la Chine tant en textile qu'en habillement, avec, en 2008, des exportations respectivement de $ 65,3 milliards en textile et de $ 120 milliards en habillement.
Les facteurs de succès de la Chine sont bien connus: coûts très compétitifs des facteurs de production et des matières, gros investissements matériels et immatériels, agressivité commerciale, mais aussi du dumping économique et social sur une grande échelle, en dépit des engagements pris au niveau de l'OMC.
En 2008, la Chine était le premier exportateur mondial de textiles (devant la l'Union européenne, les Etats-Unis, la Corée, l'Inde et la Turquie.
En habillement, la Chine était également le premier exportateur mondial, avec 120 milliards de dollars, devant l'Union européenne (27,7 mds $), la Turquie (13,6 mds $) , le Bangladesh (10,9) , l'Inde (10,8) et le Vietnam (9,0 mds $).
Ensemble, les pays méditerranéens ont exporté en 2008 pour 36 milliards de dollars dont 25 milliards en habillement et 11 milliards de dollars en textile.
Parmi ceux-ci, en habillement, la Turquie était le 3ème exportateur mondial, la Tunisie le 12ème et le Maroc le 16ème.

L'analyse des statistiques de l'OMC permet également de constater qu'entre 2000 et 2008, les exportations chinoises de textile-habillement ont augmenté de 255 %, soit 3 fois plus vite que le commerce mondial du secteur.
Pendant le même temps, les exportations des pays méditerranéens n'augmentaient "que de 114 %", faisant preuve quand même d'une belle résistance comparativement à d'autres grands fournisseurs comme le Bangladesh (+118 %) ou l'Inde (+81 %).
Malheureusement, en 2009, les exportations des pays méditerranéens ont lourdement chuté, au profit de l'Asie et plus particulièrement de la Chine qui a consolidé ses positions hégémoniques grâce à son dynamisme et...à la suppression des quotas européens (en 2008) et américains (en 2009) qui freinaient ses exportations mondiales depuis plusieurs décennies.

mardi 19 janvier 2010

Jean-François Limantour: "mener une politique volontariste pour enrayer le déclin du textile-habillement marocain et méditerranéen"

Dans une interview au quotidien marocain "Le Matin" du 15 janvier 2010, Jean-François Limantour, le président du Cercle Euro-méditerranéen des Dirigeants Textile-Habillement (CEDITH), estime que seule une politique volontariste permettra d'enrayer la chute actuelle des exportations méditerranéennes du textile et de l'habillement.
Pour Jean-François Limantour, les exportateurs textile-habillement du Maroc et de la rive sud de la Méditerranée souffrent de la crise économique mais plus fondamentalement, d'une perte de compétitivité face aux producteurs asiatiques.
Il considère que seule une politique extrêmement volontariste permettra au secteur textile-habillement méditerranéen de conserver ses actuelles parts de marché, ou d'en conquérir d'autres.
Le président du CEDITH trace les pistes stratégiques de cette politique: "relancer un partenariat euromed à bout de souffle, investir massivement dans les solutions CAO, de design et les nouvelles technologies de l'information, jouer à fond la carte de l'intelligence et du savoir, exploiter plus largement l'énorme potentiel offert par l'accord d'Agadir, créer de puissants consortiums internationaux,....
Lire l'interview publiée par Le Matin.   

lundi 18 janvier 2010

7ème Conférence euro-méditerranéenne de la FEMIP en mars 2010 à Tunis

La Banque européenne d'investissement (BEI) et la République Tunisienne organisent, le 15 mars 2010 à Tunis, la 7ème Conférence FEMIP. 
Honorée par la présence du Premier Ministre Mohamed Ghannouchi, cette conférence portera sur la R&D et l'innovation en Méditerranée.


Elle rassemblera des décideurs politiques et des chercheurs ainsi que des représentants du secteur privé et des institutions internationales.
 
Quatre grands thèmes y seront abordés:
  • le cadre institutionnel régissant le développement de la R&D et de l'innovation;
  • les stratégies réussies d'entreprises en matière de développement de projets de R&D et d'innovation;
  • le rôle des réseaux dans la consolidation d'une économie de l'innovation méditerranéenne;
  • les outils d'accompagnement et de financement pour les entreprises innovantes. 
Rappelons que la FEMIP (Facilité Euro-méditerranéenne d'Investissement et de Partenariat) regroupe l'ensemble des instruments de la BEI en faveur du développement économique des pays partenaires méditerranéens.(*)

S’inscrivant dans le cadre de la politique européenne de voisinage et de l'Union pour la Méditerrannée, la FEMIP favorise la modernisation et l’ouverture des économies des pays partenaires méditerranéens.
Elle concentre son action autour de deux axes prioritaires : le soutien au secteur privé et la création d’un environnement favorable à l’investissement.

(*) Algérie, Égypte, Gaza/Cisjordanie, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie et Tunisie 

dimanche 17 janvier 2010

L'Algérie veut fermer ses frontières à plus de 1000 produits en provenance de la Zone Arabe de Libre-Echange !


Inquiètes de l'augmentation des importations en provenance de la Zone Arabe de Libre-échange (ZALE), les Autorités algériennes envisagent d'interdire l'importation en Algérie de plus de 1000 produits.
A cet effet, une liste de produits qui ne pourraient plus être importés a été établie par la Chambre de Commerce et d'Industrie (CACI), en collaboration avec des opérateurs économiques.
Elle comprend 1141 produits de l'industrie agroalimentaire, de l'agriculture, du textile, de l'électroménager, du papier-carton.
L'Algérie est membre depuis 2009 de la ZALE. Au cours des dix premiers mois de 2009, les importations en provenance des pays partenaires de la ZALE se sont élevées à 1,37 milliard de dollars contre 1,05 milliard en 2008. A l'inverse, les exportations de l'Algérie vers les pays de la zone sont tombées de 2,18 milliards de dollars en 2008 à 1,04 milliard pour les dix premiers mois de 2009.
L'Algérie considère que l'interdiction envisagée devrait avoir une durée d'au moins trois ans, le temps nécessaire pour mieux évaluer l'impact des importations de la ZALE sur les filières de production.
L'Algérie veut engager des négociations sur la base de cette liste à l'occasion du prochain sommet économique et social de la Ligue arabe, en février. Mais selon toute vraisemblance, elles ne pourront être entamées que lors de la session de septembre 2010.

vendredi 15 janvier 2010

Textile-Business News de janvier 2010

Découvrez dans le numéro de janvier 2010 de Textile-Business News les dernières informations sur le secteur textile-habillement.
Textile-Business News est la lettre mensuelle d'information du Cercle Euro-méditerranéen des Dirigeants Textile-Habillement (CEDITH), dédiée à l'actualité internationale des industries de la mode

jeudi 14 janvier 2010

Etude IFM "Les comportements d'achat dans la mode en France: impact de la crise" :

L'Institut Français de la Mode (IFM) a publié une nouvelle étude intitulée "Les comportements d'achat dans la mode en France: impact de la crise".
Cette étude s’appuie sur une enquête menée par GFK-ISL auprès d’un échantillon de 1000 individus interrogés par téléphone, et représentatif de la population française selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille après stratification par région et par taille d’agglomération.

Les interviews ont été réalisés la semaine du 19 au 24 octobre 2009.

L'étude a pour objectif de mettre en évidence l’évolution des comportements d‘achat des consommateurs face à la crise dans le secteur de la mode.
Les thèmes abordés sont les suivants:
  • Perception des prix des vêtements, des quantités achetées, efforts/restrictions ou dimension plaisir des achats.
  • Evolution des comportements d’achat vestimentaire de la clientèle habituelle des différents circuits de distribution.
  • La consommation responsable : connaissance, niveau d’achat et attentes des consommateurs vis à vis des marques et enseignes
Comparaison avec les résultats de l’enquête menée en novembre 2008.

L'étude (80 pages) est en format pdf au prix de 209,3 € TTC (175 € H.T).
Téléchargez le sommaire et le bon ce commande

Pour le paiement "en ligne", veuillez contacter Christelle Priso : etudes@ifm-paris.com

74 ouvrières égyptiennes pour le prix d'une ouvrière française !

La classe politique française s'agite beaucoup, ces jours-ci, à propos d'un projet prêté à Renault de délocaliser la production de ses "Clio" vers la Turquie.

Je livre simplement à la réflexion les données factuelles suivantes: en janvier 2010, le salaire minimum horaire a été porté en France à 8,86 euros. Il est de 1,76 euro en Turquie ! 
Cela signifie que pour le salaire d'une ouvrière française, on peut rémunérer cinq ouvrières turques.
Certes, l'indiustrie automobile n'est pas une industrie de main d'oeuvre, mais quand même ! 
On a également reproché à l'industrie textile-habillement européenne de délocaliser ses unités de production vers la Méditerranée. Sait-on que pour le salaire minimum d'une ouvrière française, on rémunère:
  • 10 ouvrières marocaines
  • 12 ouvrières tunisiennes
  • et 74 ouvrières égyptiennes ?  
Dès lors, faut-il s'étonner que les entreprises industrielles françaises ferment leurs portes ? d'autant que l'Union européenne est grande ouverte aux importations à bas prix et que, malgré les efforts louables de l'OMC, les règles du jeu du commerce international sont loin d'être respectées par tous, notamment en Asie ?

vendredi 8 janvier 2010

Naissance de Lingerie MED, le premier salon méditerranéen de lingerie-balnéaire !


Lingerie Med, le premier salon méditerranéen entièrement dédié à la lingerie et au balnéaire,  vient d'être créé à l'initiative de la Chambre Syndicale Nationale (Tunisienne) des Fabricants de Lingerie (CSNFL) et de la société Général Expo (Groupe Sogefoires International).
Ce salon tiendra sa première session au Centre International des Foires et Congrès /CIFCO -La Charguia de Tunis, du 15 au 17 avril 2010.

Plus d'une centaine d'exposants du pourtour méditerranéen y seront présents:
- lingerie de jour, corseterie, bas et collants
- homewear, loungewear, lingerie de nuit
- sous-vêtements
- maillots de bain, beachwear
- jeunes créateurs, collections d'avant garde
- sous-traitants
- broderie, sérigraphie, accessoires
- tissus lingerie, dentelles
- technologie
- services, formation, presse spécialisée, logistique

La Grèce sera le premier pays invité d'honneur de Lingerie MED.
Pendant le salon, Lingerie MED organisera une grande conférence sur la situation, les perspectives et les enjeux internationaux du secteur de la lingerie-balnéaire.
Des défilés de mode auront lieu chaque jour, pendant le salon.

Les pays méditerranéens (Tunisie, Maroc, Turquie, Egypte,.....) figurent parmi les principaux fournisseurs de l'Europe en lingerie/balnéaire.
La Tunisie est le second fournisseur de l'Union européenne en soutiens-gorge et en maillots de bain et le 4ème fournisseur en sous-vêtements.

Information et contacts: http://www.lingerie-med.com/